L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.

Publié le 4 Novembre 2015

Les ruraux montent à Paris.

En cette fin d’Octobre, les habitants de Loritel et l’essentiel de la rédaction de l’ED7R ont décidé de mettre à profit leurs quelques jours de vacances afin d’aller explorer l’étrange univers de la grande ville. Des amis hospitaliers nous ont hébergés en proche banlieue parisienne et nous avons donc trois jours durant, foulé les trottoirs de la capitale, arpenté les couloirs du métro et goûté les joies du train de banlieue aux heures de pointe, toutes activités fort exotiques, voire ludiques pour les ruraux que nous sommes.

L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.

A la découverte des traditions locales.

 

Ce séjour a été l'occasion pour nous de nous initier à quelques pratiques inconnues du monde rural. Ainsi au détour d'une ancienne voie ferrée de Colombes réaménagée en "Coulée verte", nous avons découvert avec grand intérêt quelques coutumes locales et, soucieux de connaitre ces traditions exotiques, nous avons échangé quelques considérations sur leurs oeuvres avec les artistes locaux.  

Colombes (Hauts de Seine) : artisanat local.
Colombes (Hauts de Seine) : artisanat local.Colombes (Hauts de Seine) : artisanat local.

Colombes (Hauts de Seine) : artisanat local.

Une magnifique réalisation

Tout notre séjour n'a pas été consacré à ces enrichissantes recherches ethnographiques.  Nous avons également profité de notre séjour à la capitale pour visiter quelques une des remarquables musées de la ville lumière. Un des points d'orgue de ce séjour parisien fut la visite de la Grande Galerie de l'Evolution du Museum d'histoire naturelle, étonnante réalisation dont le but est de sensibiliser le grand public à l'incroyable complexité du monde vivant. On peut en un seul lieu, dans une atmoshère quelque peu surréaliste, admirer une extraordinaire sélection de formes animales et végétales qui permet d'embrasser presque d'un seul regard l'ensemble du monde vivant. Du calmar géant à la girafe, de l'éléphant au papillon, en passant par l'oiseau de paradis, le visiteur découvre une incroyable variété de formes et de couleurs qui illustrent toutes les stratégies que la vie a mis en oeuvre pour s'adapter à une multitude de milieux qui vont de la savane africaine aux fond abyssaux en passant par la banquise arctique. 

L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.
L'Echo des sept routes N°35 : Les ruraux à la ville.

Le défi était de taille et le résultat est tout simplement époustouflant, alliant une incontestable réussite esthétique à une rigueur scientifique facilement accessible au plus grand nombre. L'Echo des sept routes recommande donc chaudement aux grands comme aux petits cette enrichissante visite, de laquelle on ressort à la fois émerveillé et plus instruit !

Une petit réserve cependant :  après avoir scruté avec attention toutes les vitrines contenant des insectes et malgré nos efforts répétés, nous avons été au regret de déplorer parmi les specimens exposés, la regrettable absence du GASTERUPTION A JAVELOT.

 

 

        

Absence de Gastéruption à javelot.

Absence de Gastéruption à javelot.

Absence de gastéruption à javelot confirmée.

Absence de gastéruption à javelot confirmée.

Mais où est donc le gastéruption à javelot ?

Mais où est donc le gastéruption à javelot ?

Gageons qu'il ne s'agit là que d'un malencontreux oubli qui sans doute sera promptement réparé. Passé un premier moment de dépit, nous avons tenté de nous expliquer les raisons d'une telle omission. Après réflexion, il nous semble que nous n'avons là qu'une nouvelle illustration du désormais célèbre "Paradoxe du gastéruption à javelot" que j'ai eu le plaisir d'énoncer dans le numéro 22 de la présente publication : http://echodesseptroutes.over-blog.com/2014/07/l-echo-des-sept-routes-n-22-gasteruption-a-javelot-contre-hypolais-polyglotte.html . 

Quelle que soit la raison de cette lacune, la rédaction de l'ED7R se tient spontanément à la disposition de l'équipe du Muséum d'histoire naturelle de Paris pour leur fournir un où plusieurs spécimens de cette remarquable espèce dont la silhouette fantasmagorique llustre parfaitement le concept de biodiversité et ne déparerait pas parmi les vitrines de Muséum. Ce serait là une occasion unique pour un habitant de Loritel de figurer parmi les prestigieuses collections de la Grande Galerie de l'Evolution et d'avoir ainsi l'honneur de participer à sa louable mission de sensibilisation à la protection du monde vivant à laquelle nous sommes tant attachés.

           

 

 

NB : Toutes les photographies illustrant cet article sont de Charlotte LEBOUCHER

Rédigé par Philippe LEBOUCHER

Publié dans #Rubrique éclectique, #Société, #Animaux, #Gastéruption à javelot

Repost 0
Commenter cet article

Charlotte 13/12/2015 11:34

Autre grand absent : le wombat. Il y a cependant une explication à cette défaillance: selon Will Cuppy, l'animal creuse. Quelque soit son environnement. On comprend donc pourquoi le conservateur du musée l'a refusé : un trou de la taille d'un poney Shetland dans son plancher n'aurait en rien joué en la faveur de l'esthétique de la galerie.

Philippe LEBOUCHER 13/12/2015 11:53

Judicieuse remarque et très bonne référence : "Comment attirer le wombat" de Will Cuppy Editions du Wombat.