L'Echo des sept routes. Supplément au N°23 : Courrier des lecteurs et réactions

Publié le 27 Novembre 2014

Ainsi finissent les caddies sauvages.

Ainsi finissent les caddies sauvages.

Saurez vous découvrir le lien entre ces deux images ?
Saurez vous découvrir le lien entre ces deux images ?

Faisant écho à la publication récente d'un article de "L'écho des sept routes" sur ce même thème, un ami a publié cet émouvant cliché sur Facebook avec le commentaire suivant : "L'échappée a mal fini pour ce pauvre Caddie, n'est pas Caddie sauvage qui veut ". Je suis sincèrement très touché de cette contribution de mon ami Franck. Savoir que certaines personnes gardent en mémoire mes divagations et sont même capables d'y faire référence dans leur publications me fait chaud au coeur. Cela me conforte dans mon idée que les choses futiles sont essentielles, car elles nous permettent quelques instants par jour de formuler des pensées légères, et nous rendent aptes à diffuser cette légèreté autour de nous. Sans que cela nous empêche de réfléchir sur le monde qui nous entoure. Ce petit délire personnel sur les caddies sauvages est une bonne illustration de cette futilité essentielle dont je me fais l'apôtre. Par une sorte d'effet boomerang, cet article a déclenché des réactions de toutes sortes :

Citons par exemple Denis qui m'a écrit ceci :

"J'en ai fait euthanasier un rècemment par Maréchal Fernand, Forgeron de son état, 85 ans et toujours en activité à Guilberville. De sa carcasse il ne reste qu'un chariot à roulettes et une cage à trappe pour attraper les ragondins."

Or je connais personnellement le dit "Maréchal Fernand", puisqu'il a de ses mains confectionné la petite carriole à laquelle j'attelle mes ânes, pour le plus grand bonheur des grands et des petits comme vous pouvez le voir ci-dessus. Jamais je n'aurais imaginé qu'il put y avoir un lien entre ce vénérable artisan et l'histoire de ce "détournement" de caddie sauvage opéré pendant les années 80 dans une tour HLM d'Hérouville Saint Clair. Or, ce lien existe bel et bien, et il a fallu le hasard d'une production "littéraire" quasi compulsive pour le mettre en lumière. Ce lien unit un étudiant fauché des années 80 avec un vieil homme aussi ingénieux qu'industrieux, expert dans l'art du recyclage des objets de notre société industrielle. Car "Maréchal Fernand" n'en était donc pas à son coup d'essai : Les roues de ma carriole ne sont elles même que des roues de "mobylette" recyclées ! Je profite donc de cette chronique pour exprimer toute ma reconnaissance et saluer chaleureusement et cet admirable jeune homme de 85 ans, dont le savoir faire et la générosité me permettent régulièrement de faire plaisir à mes enfants tout en les initiant à l'art de l'attelage. Ce qui n'est pas rien !

En outre la découverte de ce lien est l'occasion de réfléchir aux mille manière de recycler les rebuts de notre civilisation, attitude qui était naturelle chez une personne de la génération de Fernand, et qu'il serait salutaire de remettre en valeur pour le bien de la société entière...

J'étais bien loin de m'imaginer que cet article dérisoire nous mènerait si loin ! Et j'en suis ravi.

Par ailleurs, notons que, outre mon récent article, de grands textes ont été publiés sur le sujet du caddie sauvage. Notons seulement quelques exemples qui figurent parmi les chefs d'oeuvres de la littérature mondiale : "Les caddies sauvages se cachent pour mourir", "Les caddies sauvages meurent aussi ", "Tant qu'il y aura des caddies sauvages", "Autant en emporte le caddie sauvage", "Quand passent les caddies sauvages", "Le crépuscule des caddies sauvages", "Les Caddies sauvages de la colère", J'en oublie certainement.

En guise de conclusion, j'encourage donc tous les lecteurs à me faire parvenir leurs réactions qui, comme vous pouvez le constater, peuvent me fournir des éléments de réflexion susceptibles d'alimenter ma petite chronique.

Rédigé par Philippe LEBOUCHER

Publié dans #Société, #Rubrique éclectique

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